Cinémathèque de Tours
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Historique

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Naissance de la Cinémathèque…

La Cinémathèque de Tours a été créée fin 1972 par Henri Langlois, secrétaire général de la Cinémathèque Française et Lionel Tardif, à l’époque directeur du centre socio éducatif du Beffroi à Tours nord. Tours avait depuis longtemps des relations avec la Cinémathèque française, notamment dans le cadre de l’Association des Amis de la Cinémathèque Française, à travers laquelle Henri Langlois proposait régulièrement la programmation à Tours de films issus des collections de l’institution parisienne. La nomination de Lionel Tardif à la tête du Beffroi où tout était à créer, sa passion pour le cinéma et les liens amicaux qu’il avait créés avec Langlois ont permis d'implanter à Tours une nouvelle antenne de la Cinémathèque Française, comme il en existait déjà à Grenoble, Nice, Lyon et Strasbourg. C’est ainsi que le projet de cinémathèque fut lancé, et de multiples opérations organisées en collaboration avec Henri Langlois.

L’inauguration de la Cinémathèque se fit avec la projection d’ « Ivan le Terrible » d’Eisenstein, en octobre 1972. Peu après, une des salles du Beffroi fut transformée en véritable salle de cinéma, grâce à l’aide de Langlois qui fit parvenir à Tours des sièges de cinéma, et des améliorations matérielles furent apportées progressivement afin d’assurer des projections de qualité. En 1976, la première rétrospective française des films d’Ozu fut organisée, avec la projection de douze de ses films en exclusivité, grâce au travail d’Hiroko Govaers, distributrice du cinéma asiatique en Europe. Dès sa création, la Cinémathèque accueille des grands noms du cinéma pour animer ses projections ou faire des conférences. En 1975, un événement organisé par Henri Langlois a marqué l’histoire de la Cinémathèque de Tours : des projections pendant quinze jours, 24 heures sur 24. Ainsi, plus de 250 films français furent programmés dans plusieurs salles dont le Beffroi, le Vox, le Magestic et l’Hôtel de ville.

Les Rencontres Internationales Henri Langlois des Films de fin d’études et du Cinéma indépendant

En 1976, la Ville de Tours souhaite retrouver un grand festival de cinéma à Tours (la dernière édition du festival de court-métrage a eu lieu en 1971) et associe la Cinémathèque dans cette aventure. Sur une idée d’Henri Langlois, Lionel Tardif propose alors de créer un festival dédié aux jeunes cinéastes, qui pourraient ainsi montrer leurs projets de fin d’étude. Henri Langlois contacte de très nombreuses écoles de cinéma françaises et étrangères, les invitant à participer au festival de Tours. La première édition a lieu quelques jours après le décès d’Henri Langlois et prendra d’ailleurs le nom de « Rencontres Henri Langlois » en son hommage. La Cinémathèque va organiser trois autres éditions de ce festival, au cours desquels elle recevra des invités prestigieux tels que Tay Garnett, Richard Leacock ou Jerzy Kawalerowicz. L’organisation du festival est ensuite assurée par une association indépendante, reprise en 1986 par Maryse Berchon de Fontaine. Mais des problèmes réguliers entre l’association et la municipalité conduiront le festival à quitter Tours, pour Poitiers en 1988.

Lionel Tardif explique que quelques années après la mort de Langlois, le Ministère de la Culture mandate une salariée de la Cinémathèque française, Yvonne Dornès, pour inventorier les collections déposées par Langlois dans les différentes antennes. C’est à cette époque que Tours perd sa collection de films confiée par Langlois quelques années auparavant. La fréquence des projections, diminuera alors progressivement jusqu’à stopper complètement en 1985.

En 1989, la Cinémathèque renaît et intègre de nouveaux locaux rue des Tanneurs. Cette « renaissance » est due au travail d’Alain Marchand, ancien collaborateur d’Henri Langlois, qui accepte de permettre à Tours de programmer à nouveau des films de la Cinémathèque française. Elle est également due à la Ville de Tours qui demande à Lionel Tardif de créer un nouveau festival , qui deviendra le Festival de Tours Henri Langlois Cinéma et Télévision.

Festival de Tours Henri Langlois : Cinéma et Télévision

Ce dernier festival mis en place par la Cinémathèque de Tours a pu voir le jour grâce au travail de Lionel Tardif et de Georges-Patrick Langlois, frère d’Henri. Il n’a cependant vécu que deux éditions (1991 et 1992). L’idée de cet événement était de montrer des longs et courts métrages de fiction, des grands reportages et des documentaires de télévision sur le thème de l’ « Aventure humaine ». Les projections se faisaient au Rex (rue Nationale), devant de nombreux directeurs de chaîne de télévision, et des représentants d’Arte, de Canal +, etc. Le jury, présidé par Samuel Fuller, pour une édition et par Jean Rouch pour la deuxième, a permis d’accueillir à Tours de nombreuses personnalités du cinéma. Pour des raisons de coût, mais aussi parce qu’elle trouvait que le public n'était pas assez au rendez-vous, la Ville de Tours a souhaité, après l’édition de 1992, retirer à la Cinémathèque l’organisation de ce festival et la confier à une autre association tourangelle qui créera alors « Acteurs, acteur ».

C'est l'Association Henri Langlois pour la promotion des Arts de l'écran qui, depuis septembre 1990, gérait les activités de la Cinémathèque de Tours, avec du personnel municipal mis à disposition.

Depuis le 1er juillet 2010 la Cinémathèque est passée en régie municipale, sous la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Tours.

1976 : première rétrospective Ozu à Tours

En février 1976, Lionel Tardif, directeur du Beffroi et Henri Langlois, directeur de la Cinémathèque française, programment la première rétrospective française des films de Yasujiro Ozu.

C'est Hiroko Govaers, critique d'art et consultante de Langlois pour le cinéma japonais, qui présente les films.

Festival Cinéma et télévision

Jean Rouch pose à côté de l'affiche du festival Jean Rouch lors du festival Cinéma et télévision à ToursA l'occasion du Festival cinéma et télévision, de grandes personnalités du cinéma sont venues à Tours.

Ainsi, par exemple, en 1991, Marcel Carné et Jean Rouch étaient présents.

En 1992 le jury international de la compétition était présidé par le cinéaste Samuel Fuller.